*Les étoiles faisaient partie intégrante de leur vie*

 L’étoile polaire, qui est toujours fixe dans le ciel, était connue des Amérindiens. Voici une légende qui explique pourquoi il en est ainsi. Elle provient des Pieds-Noirs de l’Alberta  . Légendes amérindiennes.

 Deux soeurs qui dormaient à la belle étoile se réveillèrent avant l’aube en regardant le ciel. L’une d’elle, pointant vers l’Étoile du Matin (Vénus), dit : « Je trouve cette étoile si belle que je la prendrais pour mari ».

 Quelques jours plus tard, la même jeune femme rencontra un bel étranger dans la forêt alors qu’elle transportait du bois. Voyant qu’il la regardait, elle lui demanda : « Que me veux-tu? »

« Je suis Étoile du Matin. Tu me voulais comme mari alors me voilà », dit le jeune homme. Puis il lui mit une plume dans les cheveux et lui demanda de fermer ses yeux. Ils s’envolèrent ensuite dans le ciel jusqu’au Pays Céleste.

 Les parents d’Étoile du Matin, Lune et Soleil, accueillirent la jeune femme avec joie. Lune lui donna même en cadeau une belle bêche pour déterrer des racines. « Tu pourras ainsi cueillir des légumes dans notre jardin. Cependant, tu ne dois pas toucher au navet sacré, sans quoi il nous arrivera malheur. »

 Le temps passa et la jeune femme finit par donner naissance à un bébé. Un jour qu’elle était à l’extérieur avec l’enfant, elle se décida à déterrer le navet sacré. À sa grande surprise, elle constata qu’elle pouvait voir sa tribu et son ancien campement par le trou laissé par le navet.

 Lorsqu’ Étoile du Matin sut ce qu’elle avait fait, il lui dit : « Tu dois maintenant retourner chez les tiens avec l’enfant. Mais attention, celui-ci ne doit pas toucher le sol durant les 14 prochains jours, sans quoi il reviendra à moi et deviendra une étoile. »

 Malheureusement, ce qui ne devait pas arriver arriva, et l’enfant retourna au Pays Céleste par le trou laissé par le navet sacré où il resta coincé. C’est pourquoi, encore aujourd’hui, cette étoile est toujours fixe dans le ciel.

                                                 

 Certaines sociétés amérindiennes ont des légendes qui font référence aux mêmes constellations. En voici deux qui se rapportent aux Pléiades. La première provient des Iroquois de l’Ontario :

 Il y a plusieurs années, une tribu iroquoise se mit en marche vers ses terrains de chasse hivernaux situés près d’un grand lac dans le sud-est du Canada. Une fois arrivé, chacun s’empressa d’établir le campement et se mit à remplir ses tâches.

Huit enfants, fatigués d’aider leurs parents, prirent l’habitude de se réunir chaque jour à l’écart pour y danser pendant des heures. Un jour, un vieil homme couvert de la tête aux pieds d’un manteau de plumes blanches brillantes apparut et leur dit : « Si vous n’arrêtez pas, il vous arrivera malheur. »

 Les enfants ne l’écoutèrent pas et continuèrent à faire des pauses de plus en plus longues où ils ne cessaient de danser. Jour après jour, le vieil homme vint les avertir jusqu’à ce qu’un soir, les enfants se mirent subitement à s’élever dans les airs. D’abord effrayés, ils prirent goût à la chose et poursuivirent leur danse mais rapidement, ils prirent conscience qu’en arrêtant, ils tomberaient vers le sol.

 Le vieil homme secoua la tête et pensa: « Si seulement ils m’avaient écouté ». Peu de temps après, les gens du village s’aperçurent que les enfants flottaient très haut dans le ciel. Un des enfants reconnut la voix de son père et cessa de danser, mais tomba comme une étoile filante vers le sol. Depuis ce temps, les sept autres enfants dansent dans le ciel sans pouvoir s’arrêter.

                                                      

 La seconde légende qui fait allusion aux Pléiades provient des Assiniboins de Saskatchewan :

Sept frères vivant seuls dans les Plaines du Nord passaient leur existence à rechercher leurs parents. Toujours en déplacement, ils devaient continuellement trouver de la nourriture et un nouvel abri pour dormir. Fatigué d’une telle vie misérable, le plus jeune d’entre eux, qui jouait avec une toile d’araignée, dit : « Pourquoi ne pas nous transformer en quelque chose d’autre? Nous pourrions être plus heureux ainsi. »

« C’est une bonne idée, mais en quoi devrions-nous nous changer? », se dirent-ils.

« Pourquoi ne pas se transformer en rochers? », dit l’un d’eux. « Ne soit pas stupide », dit un autre. « Les rochers peuvent se briser. »

« Les arbres ne se brisent pas, ils plient avec le vent » ajouta un des frères. « Même les grands arbres sont emportés par le vent et les tempêtes », rétorqua un autre.

l’après-midi s’écoula ainsi sans que les sept frères ne retiennent une solution, puis la nuit s’installa.

« Pourquoi ne pas prendre la forme de la nuit? La nuit n’est jamais détruite! », dit un des frères. « La nuit a peur de la lumière et fuit lorsque le jour arrive », dit un autre.

« Alors pourquoi ne pas se transformer en étoiles? », dit le plus sage des frères. « Elles habitent le ciel et ne meurent jamais. »

Les sept frères trouvèrent qu’il s’agissait là de la meilleure idée. Le plus jeune des frères disposa alors chacun de ses frères dans le ciel à l’aide de la toile d’araignée. Il en plaça trois à sa droite et trois à sa gauche, puis il prit place au milieu. Ils y sont tous encore aujourd’hui.

                                               

                                        Chaque jour où je ne suis pas avec 

mon frère le Feu, ma soeur l’Eau,

mon frère l’Air, et ma soeur la Terre

est un jour perdu.
 $torm au plaisir.

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